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Praphakan
@Praphakan

Praphakan (ประภาคาร) - le phare en thai, la lumiere qui guide
Souveraineté • Bitcoin • Résilience • Off-grid • Thailande
Suivez le signal, ignorez le bruit

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🏮 TUTO COMMENT J’AI HOST MON SITE SUR LE MESH

Le tuto complet, sans terminal, sans bidouille.

60 minutes du téléchargement à ton drapeau planté sur Reticulum.

Pas de pré-requis ou de compétence technique.
Juste une app et un peu de patience.

À la fin, j'ai :
✓ Une identité cryptographique permanente (un hash que personne ne peut me prendre)
✓ Un site avec ses pages servies sur le mesh
✓ Une messagerie chiffrée bout en bout, qui marche offline
✓ Une présence sur Reticulum avant tout le monde

CE QUE J'AI UTILISÉ

→ Mon ordinateur (Mac, mais ça marche pareil sur Linux et Windows)
→ Ma connexion internet (juste pour bootstrap, le mesh tourne sans elle après)
→ 60 minutes de mon dimanche après-midi
→ Aucune connaissance technique
C'est tout.

CE QU'EST MESHCHAT-X

C'est l'app tout-en-un de l'écosystème Reticulum. avec une UI graphique moderne qui regroupe :
→ La messagerie chiffrée mesh (LXMF)
→ Le browser pour visiter les sites du réseau (NomadNet)
→ Un éditeur Micron avec preview en temps réel pour écrire ses propres pages
→ La gestion d'identités cryptographiques
→ La carte des nodes connectés
Un Discord, un Chrome, un Notepad++ et un VPN, fusionnés en une seule app de 80 Mo qui tourne sans serveur.

ÉTAPE 1 — JE TÉLÉCHARGE MESHCHAT-X

Site officiel : https://meshchatx.com/download
Sur macOS : je télécharge le .dmg, je l'ouvre, je glisse MeshChat-X dans Applications.
Premier lancement : clic droit sur l'icône → Ouvrir → Confirmer (parce que l'app n'est pas signée Apple, faut autoriser une fois).

Sur Windows : je télécharge le .exe (installeur ou version portable). Si Windows Defender râle, je clique sur "Plus d'infos" → "Exécuter quand même" (l'app est légitime, juste pas signée par un studio à 10000€).

Sur Linux : je télécharge le .AppImage (universel) ou le .deb (Debian/Ubuntu). Pour l'AppImage : chmod +x sur le fichier puis double-clic. Pour le .deb : double-clic et installation graphique.

Une fois lancé, MeshChat-X ouvre une fenêtre avec un menu à gauche : Messages, Telephone, Contacts, Nomad Network, Map, Tools, Settings, Identities.

ÉTAPE 2 — JE CRÉE MON IDENTITÉ

C'est l'étape la plus importante de tout le tuto.
Mon identité, c'est la clé cryptographique qui définit qui je suis sur le mesh. Tout dépend d'elle : mon hash, mes pages, mes messages.
Je clique sur New Identity (bouton bleu en haut à droite).
Je donne un nom : Praphakan pour moi (ton nom de scène mesh, à toi de voir).

Une nouvelle identité apparaît dans la liste avec un ID : c'est mon hash, mon adresse permanente sur Reticulum. Genre 296254d0159a32d6f876958e2345f846

Je clique sur le petit bouton avec les deux flèches (à droite de mon identité) pour la rendre active. Elle devient CURRENT.

À retenir : ce hash est mon nom de domaine, sauf qu'il n'est loué à personne. Je peux le mettre dans mes posts, mes mails, mes cartes de visite. Quiconque tape ce hash sur le mesh atterrit chez moi.

ÉTAPE 3 — JE BACKUP MON IDENTITÉ

Si je perds ce fichier, je perds mon hash pour toujours. Il n'y a pas de "mot de passe oublié" en cryptographie.
Toujours dans Identities, je clique sur Export all identities (bouton en haut à droite).

Un fichier s'enregistre dans mon dossier Téléchargements. Je le déplace dans un endroit sûr :
→ Une clé USB que je garde chez moi
→ Un disque externe
→ Un coffre-fort papier sur lequel j'ai imprimé la version Base32 (oui, on peut)
Je n'envoie pas ce fichier sur un cloud public. Si quelqu'un d'autre l'a, il peut prétendre être moi sur le mesh.

ÉTAPE 4 — JE ME CONNECTE AU MESH

À ce stade, MeshChat-X tourne mais ne voit personne. Il faut le brancher à des "backbones" des nodes publics qui font le pont avec le reste du réseau.

Dans le menu de gauche, Interfaces. Je clique sur Add Interface (ou équivalent selon ta version).
J'ajoute deux interfaces TCP Client :
Interface 1 : → Type : TCP Client → Name : Bern Backbone → Host : 45.59.114.96 → Port : 7822 → Enabled : oui
Interface 2 : → Type : TCP Client → Name : RNS-VPS Italy → Host : 82.223.44.241 → Port : 4242 → Enabled : oui

Je sauve. MeshChat-X se connecte aux backbones.
Au bout de quelques secondes, dans Nomad Network (menu de gauche), je commence à voir des announces apparaître, d'autres nodes du réseau qui annoncent leur présence. Je suis sur le mesh.

ÉTAPE 5 — JE TESTE EN VISITANT UN AUTRE NODE

Pour valider que tout fonctionne, je vais visiter un site existant.
Dans Nomad Network, je clique sur la barre d'adresse en haut. Je colle ce hash de test :
abb3ebcd03cb2388a838e70c001291f9:/page/index.mu
C'est le node testnet de Dublin (officiel Reticulum). Si la page se charge, mon installation marche.
Pendant que j'y suis, je peux aussi visiter mon futur voisin :

296254d0159a32d6f876958e2345f846

C'est Praphakan. Un node sur le mesh, exactement comme celui que je vais créer.

ÉTAPE 6 — J'ACTIVE LE MODE NODE

Par défaut, je suis en mode "visiteur". Pour servir mes propres pages, il faut activer le mode "node".
Dans Settings (menu de gauche), je cherche la section Nomad Network ou Node. Je coche :
→ Enable Node : ON
→ Node Name : "TonNom" (ce qui apparaîtra aux visiteurs)
→ Announce at start : ON

Je sauve. MeshChat-X annonce désormais ma présence sur le réseau. Les autres nodes me voient.

ÉTAPE 7 — JE CRÉE MA PREMIÈRE PAGE

Dans le menu, Tools → Micron Editor (ou un nom similaire).
L'éditeur s'ouvre. À gauche : la zone d'édition. À droite : le live preview qui s'actualise au fur et à mesure que je tape.
Je clique sur New pour démarrer une nouvelle page.
La il faut savoir écrire en Micron ou demander a Claude de le faire.

Je regarde le preview à droite. Si ça me plaît, je sauvegarde et je publie en cliquant sur Publish en haut a droite.

ÉTAPE 8 — JE TESTE MA PAGE

Dans Nomad Network, je colle dans la barre d'adresse :

MON_HASH
(en remplaçant MON_HASH par le hash de mon identité, vu à l'Étape 2)
Ma page se charge
Si quelque chose s'affiche pas correctement, je retourne dans l'éditeur Micron, je corrige, je sauvegarde, je publie.

ÉTAPE 9 — J'ANNONCE MON NODE AU MONDE

Dans le menu de gauche, je clique sur Announce Now (bouton en bas). Mon node envoie une annonce sur tous les backbones.
Les autres utilisateurs du mesh me voient apparaître dans leur liste de nodes. Ils peuvent visiter mon site, m'envoyer un message LXMF.
Mon drapeau est planté.

ÉTAPE 10 — JE PUBLIE MON HASH PUBLIQUEMENT

→ Mon hash de node : MON_HASH (pour visiter mon site)
→ Mon hash LXMF : MON_HASH_LXMF (pour me messager)
Je peux les mettre dans :
→ Ma bio X / Twitter
→ Ma signature email
→ Mes posts sur Nostr
→ Mes cartes de visite (sérieux, le QR code d'un hash mesh sur une carte, c'est puissant)

Quiconque a un client Reticulum peut me trouver. Même si Cloudflare tombe. Même si Google ferme mon compte. Même si l'ICANN décide demain que mon TLD n'existe plus.
Mon adresse mesh, elle, m'appartient.

BONUS : LE FAIRE TOURNER 24/7

Pour l'instant, mon node ne marche que quand MeshChat-X est ouvert. Pour le faire tourner en permanence (même quand je redémarre mon ordi), j'ai deux options :

Option simple : je règle MeshChat-X pour qu'il démarre automatiquement au lancement de mon ordi (Préférences Système → Utilisateurs → Ouverture → Ajouter MeshChat-X, sur Mac ; équivalent sur Linux/Windows).

Option propre : j'utilise la version headless de MeshChat-X (sans UI graphique) lancée comme service système (launchd sur Mac, systemd sur Linux, Task Scheduler sur Windows). Plus technique, mais consomme moins de ressources.

Si tu veux passer en mode 24/7 service, dis-le-moi en commentaire ou en DM mesh, je documenterai ça dans un tuto dédié.

TROUBLESHOOTING

MeshChat-X ne se lance pas sur macOS → premier lancement, clic droit sur l'icône, "Ouvrir" (pas double-clic), puis "Ouvrir quand même" dans la popup.
Windows Defender bloque l'exécution → "Plus d'infos" → "Exécuter quand même". L'app n'est pas signée par Microsoft, c'est normal pour un projet open-source indépendant.
Aucun node visible dans Nomad Network → j'attends 30-60 secondes après avoir ajouté les interfaces TCP. Si toujours rien, je vérifie que les interfaces sont bien activées dans Settings.
Ma page ne s'affiche pas correctement → l'éditeur Micron a un live preview. Je copie-colle mon code et je teste petit à petit. Le bouton "Reload" dans Nomad Network force le rafraîchissement.

Mon hash LXMF est différent de mon hash node → c'est normal. Ce sont deux destinations distinctes pour la même identité. Le hash de node sert à mes pages, le hash LXMF à mes messages.

AUTRE METHODE

Personnellement j'ai pas utilisé cette méthode pour le 1er site, j'ai fais ça en tapant les commandes dans le terminal en m'aidant de ce guide + Claude

POUR ALLER PLUS LOIN

→ Hardware mesh : RNode officiel ou LilyGO LoRa32 (30-50€) pour faire tourner Reticulum sur LoRa physique. 10-30km en ligne directe, jusqu'à 200km en réseau maillé.

→ Mobile : Sideband (Android et Linux/macOS/Windows) ou Columba (Android) pour avoir son node dans la poche. Mon identité est portable — je copie le fichier d'identité d'une machine à l'autre, je reste joignable au même hash partout.

→ Documentation officielle : https://reticulum.network/manual/
→ Communauté : https://github.com/markqvist/Reticulum/discussions
→ Directory de nodes : https://nodestar.net/
→ Matos Mesh : https://lab312.info/offgrid-comms

🏮 Praphakan signal > noise

Mon node : 296254d0159a32d6f876958e2345f846
Mon LXMF : 6e8d77f3a2027d48523ff8e63eace8fcmeshchatx.com/download
FreedomRock · 2w
Thank you. I’ve been following the mesh technology for some years. Glad it’s making headway. Just need to cross the oceans!
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🛰️ HOST TON SITE INTERNET SUR LE MESH 🛰️

Tu te souviens de l'effet "gmail en 2004" ? La fenêtre se rouvre. Et personne n'en parle. 👀

NomadNet, c'est le web. Sauf qu'il tourne sans serveur, sans hébergeur, sans DNS, sans cloud. ☁️❌

Sur LoRa, TCP/IP, Bluetooth, radio, n'importe quel chemin entre deux nœuds. 📡
Personne ne peut couper ta page, throttle ton trafic ou vendre tes données.
Il n'y a personne au-dessus. 🚫👁️

Le principe est limpide 👇

Tu installes Nomad NetBrowser (Linux, Windows, ou pip install depuis les sources), tu te connectes à un nœud backbone public via rmap, et tu es sur le mesh. 🌐
Pas besoin de matos radio pour commencer, un laptop et du wifi suffisent.
Tu navigues déjà sur Reticulum depuis ton navigateur, en local, comme n'importe quel site.

Et là, le vrai truc 🔑

Tu lances nomadnet, et ta machine génère une identité cryptographique.
Pas un compte, un email ou un numéro de téléphone, non. Une clé.
De cette clé naît ton destination hash = ton adresse permanente sur le réseau.
Genre : 28628fc0c435bc36d30a142a1dba7597
C'est ton domaine, sauf qu'il n'est loué à personne. Et personne ne peut décider demain que ton existence numérique est terminée. ⚰️

Tu écris tes pages en Micron (markup minimaliste), tu les déposes dans ~/.nomadnetwork/storage/pages/, et elles sont servies en peer-to-peer chiffré de bout en bout. 🔒

Le détail qui tue 💀

Ton identité est portable, c'est un fichier de quelques kilo-octets que tu copies depuis ton laptop vers ton Raspberry Pi 🍓, vers Sideband sur ton phone 📱, vers un RNode LoRa 📻
C'est la même adresse partout.
Une identité, un hash, n'importe quel terminal, n'importe quelle fréquence. Tu changes de pays, de machine, de protocole radio : ton adresse te suit.

Backup ce fichier. Tout de suite. ⚠️ Y a pas de "mot de passe oublié" en cryptographie

Et quand t'es prêt à couper le cordon avec l'internet 🔪
RNode ou LoRa32 (10-30km en line-of-sight), Pi Zero avec hat LoRa pour ~50€ en gateway always-on, et tu communiques avec tes voisins sans qu'un seul paquet ne touche l'infrastructure des telcoms.
📨 Messagerie inclue (LXMF, store-and-forward, fonctionne offline), donc tu remplaces aussi WhatsApp au passage.
Le directory actuel ? Quelques centaines de nœuds dans le monde.
C'est tout. 🏜️ Le territoire est vide.
Dans douze mois, dans vingt-quatre mois, ce sera plein. Et ceux qui auront posé leur hash maintenant auront un numéro à trois chiffres dans la liste, pendant que les autres se battront pour exister dans une foule. 🏃‍♂️🏃‍♂️🏃‍♂️

🌍 Le DNS appartient à l'ICANN.
📧 Ton email appartient à Google.
🐦 Ton compte X appartient à un type qui peut le suspendre à 3h du matin.
🗝️ Ton destination hash n'appartient à personne d'autre que toi.
C'est la première adresse libre depuis 1995.
Plante ton drapeau pendant que le sol est encore vide🚩

Le tuto complet arrive demain, restez connecté, suivez le signal, ignorez le bruit 🗼
3
FreedomRock · 2w
I font fully understand French, but this sound great 👍
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⚡ Ils viennent de transformer un compteur Linky en émetteur LoRa autonome
Et personne ne réalise encore ce que ça implique.

Le truc qu'on prend pour un boîtier ennuyeux fixé dans ton local technique vient de prouver qu'il peut alimenter un module RF longue portée sans pile, sans alim, sans rien. 👇

🔋 L'exploit technique :

Le prototype ZLinky longue distance vient d'atteindre 200 m de portée en milieu semi-urbain, à travers murs, étages, obstacles. Et tout ça en se contentant de la micro-énergie fournie par la TIC (Télé-Information Client) du compteur.

📡 Le choix qui change tout : LoRa 2.4 GHz au lieu du 868 MHz classique.

Pourquoi ? Parce qu'à 2.4 GHz, zéro restriction de duty cycle. Tu transmets quand tu veux, autant que tu veux. Le 868 MHz est plafonné à 1% du temps en Europe, soit quelques trames par heure.
À 2.4 GHz → suivi quasi temps réel.

🎯 Ce qui remonte côté box :

Toutes les 2 secondes : puissance instantanée, mode mono/tri, alertes ADPS, contacts secs, état STGE, En cycle complémentaire : index par tarif (soutirée ET injectée), courants/tensions par phase, puissances max, énergies journalières, pointe mobile, conf tarifaire

🌍 Mais le compteur Linky n'est que le prétexte. Le vrai sujet est ailleurs.

Ce qu'ils viennent de démontrer, c'est qu'on peut faire passer du LoRa 2.4 GHz haute fréquence d'émission, alimenté par des sources d'énergie quasi-négligeables, à travers des obstacles urbains. Et ça, ça ouvre des portes que peu de gens voient venir.

🔓 Les applications possibles :

1. Communication mesh urbaine sans duty cycleImagine un réseau MeshCore où chaque nœud peut transmettre en continu au lieu de cracher 4 messages par heure.
Le 868 MHz est génial pour la portée pure, mais pour de la vraie messagerie temps réel en zone dense le 2.4 GHz longue portée devient le chaînon manquant.

2. Capteurs energy-harvesting généralisés, Toute source de micro-énergie devient exploitable : ligne TIC, panneau solaire de la taille d'un timbre, gradient thermique d'un radiateur, vibrations d'une machine. Tu sèmes des capteurs partout, ils communiquent en continu, personne ne change jamais de pile.

3. Backhaul discret en zone urbaine200 m à travers murs et étages, c'est exactement la dimension d'un quartier. Un maillage de relais auto-alimentés posés sur des compteurs, des lampadaires, des prises murales, tu construis un réseau parallèle invisible qui passe sous le radar de tout opérateur.

4. Coms d'urgence intra-immeuble, Quand la 4G tombe, les murs porteurs tuent le Bluetooth, et le WiFi du voisin est down, un module 2.4 GHz LoRa qui traverse 3 étages devient la dernière voie de com fiable dans un bâtiment.

5. IoT souverain pour expat/off-grid, Pas de pile à remplacer dans la jungle. Pas d'abonnement Sigfox. Pas de SIM. Juste un capteur qui pompe sur ta source d'énergie locale et qui parle à ton hub.

6. Surveillance discrète d'infrastructure critique, pour ceux qui veulent monitorer leur propre installation (panneau solaire off-grid, pompe à eau, batterie LiFePO4) sans dépendre d'un cloud Chinois, un module energy-harvesting + LoRa 2.4 GHz = monitoring perpétuel, zéro maintenance.

⚙️ Pourquoi c'est plus profond qu'un simple gadget Linky :

Ce prototype valide trois choses en même temps :
- Le LoRa 2.4 GHz est techniquement viable pour de la portée moyenne en environnement hostile
- L'energy harvesting passif suffit à alimenter une radio moderne
- On peut construire des objets communicants vraiment autonomes, pas "10 ans sur pile", mais infiniment sans pile

Combine ça avec un mesh (MeshCore, Reticulum), du chiffrement bout-en-bout, et un protocole de routage propre et tu obtiens une infrastructure de communication parallèle, invisible, indestructible.

🎯 Le timing est parfait :

Pendant que Bruxelles pousse Chat Control, que la FCC laisse NextNav grignoter le 902-928 MHz, et que les opérateurs te vendent de la "connectivité 5G partout", des bricoleurs prouvent qu'un compteur électrique peut devenir un nœud réseau autonome.

L'avenir de la souveraineté numérique ne sera pas un produit Apple. Ce sera des milliers de petits modules energy-harvesting, posés discrètement sur du matériel existant, qui parlent entre eux sans permission.

Le compteur Linky d'Enedis vient peut-être de leur échapper. Et c'est précisément ce qu'on veut.

🌒Suivez le signal, ignorez le bruit.

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🗼LibreRouter, Reprendre le contrôle de sa connectivité

La plupart des gens pensent que "se connecter" veut dire payer un opérateur telecom pour accéder à leur infrastructure.
Que sans eux, pas de réseau. C'est faux.
Et le LibreRouter en est la preuve concrète.

Le LibreRouter c'est un routeur open source, hardware et software entièrement documentés, modifiables, redistribuables.
Un outil communautaire, né d'une frustration simple : les communautés rurales et isolées n'avaient pas accès à du matériel compatible avec les réseaux mesh, parce que les fabricants verrouillent leur firmware. LibreRouter règle ça à la racine.

Le principe du mesh : au lieu d'un point central qui distribue le signal, et qui est une single point of failure, chaque nœud communique avec deux autres minimum. Si un tombe, le réseau se reconfigure automatiquement. C'est la topologie qui fait la résilience.

Le LibreRouter a trois radios dans un seul boîtier. Deux antennes sectorielles en 5.8 GHz pour les liaisons longue distance entre nœuds, et une radio 2.4 GHz pour l'accès des appareils et pour traverser les obstacles naturels. La 5.8 GHz offre du débit, la 2.4 GHz offre de la pénétration.
Les deux ensemble te donnent un maillage sérieux en zone forestière ou rurale.

Le software s'appelle LibreMesh, basé sur OpenWrt. Il peut aussi être flashé sur d'autres routeurs compatibles, et des builds communautaires existent pour aller encore plus loin. L'interface de gestion : LiMe-App, est accessible depuis n'importe quel navigateur sur le réseau local, sans internet.

Un réseau LibreMesh peut tourner entièrement hors ligne. La citadelle héberge ses propres services locaux, Terrastories pour cartographier les territoires, Mapeo pour la collecte de données de terrain, Manyverse pour la communication asynchrone.
Tu tapes "terrastories.local" dans ton navigateur. C'est tout. Aucun serveur distant, aucune entreprise américaine dans la boucle, aucun point d'interception.

Si un nœud est connecté à internet, tout le réseau partage l'accès.
Mais si aucun ne l'est, le réseau local continue de fonctionner normalement.
Une architecture qui pense la déconnexion comme un état normal, pas comme une panne.

La gestion de la bande passante est intégrée via un système de vouchers, un portail captif qui permet à la communauté de réguler qui accède à internet selon ses propres règles de gouvernance.
C'est la citadelle qui décide, pas l'opérateur.

Des communautés l'ont déployé dans des conditions exigeantes. En Argentine, des réseaux mesh en zone rurale sans couverture opérateur.
Au Brésil, une tour en bambou pour hisser un nœud à la bonne hauteur.
En Inde, un chercheur a recompilé le firmware pour l'adapter à du matériel local moins cher.
C'est ça une vraie communauté technique, elle fork quand les contraintes changent.

Ce que le LibreRouter montre concrètement, c'est que le réseau communautaire n'est pas une utopie.
C'est de l'ingénierie à portée d'une communauté organisée.
Pas besoin d'un opérateur, pas besoin d'une tour télécom, pas besoin d'une autorisation centrale.

L'infrastructure que tu ne possèdes pas te possède, LibreRouter fix this

Guide complet pour fabriquer et déployer LibreRouter dans ta citadelle 👇
https://www.earthdefenderstoolkit.com/one-pager/guide-librerouter-and-libremesh/
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Un ingénieur, un fer à souder, des puces ASIC que personne n'avait jamais documentées. C'est comme ça que BitAxe a commencé.

Le minage Bitcoin depuis des années appartenait à trois boîtes chinoises, Bitmain, MicroBT et Canaan.
Ils contrôlent le silicium, fixent les prix, gardent leurs designs comme des secrets d'état. Le mineur achète ce qu'on veut bien lui vendre, avec le firmware qu'on a décidé pour lui.

@skot9000 a décidé que c'était inacceptable.

Les puces ASIC n'ont aucune documentation publique, alors Skot puis la communauté a fait ce que les hackers ont toujours fait : mesurer, sonder, comparer, faire circuler des signaux et observer ce qui ce passe.
Petit à petit, le silence de la puce est devenu un signal, de la connaissance, partagée sur GitHub comme n'importe quel projet logiciel.

Résultat : le software ESP-Miner et une carte de la taille d'une paume, ~7 watts, le BitAxe 100 (1er du nom), documentation intégrale open source, reproductible par n'importe qui.

Pas le mineur le plus rentable.
Le premier mineur 100% open source

Aujourd'hui des milliers de BitAxe tournent dans le monde, pas dans des data centers, mais dans des garages, des bureaux, à domicile, posés entre une imprimante 3D et un Raspberry Pi.
Ces machines minent pour la plupart en solo pool. La probabilité de trouver un bloc est infime mais jamais nulle.
Et des blocs sont trouvés, par des particuliers, avec des machines qui consomment moins qu'une ampoule LED.
Chaque bloc trouvé dit quelque chose d'important : le réseau Bitcoin n'appartient ni aux grandes fermes, ni aux fabricants chinois, la pleb reprend doucement mais surement le contrôle.

Et la communauté ne ralenti pas. Pendant que les grands fabricants sortent une nouvelle référence par an avec des délais de livraison en mois et des prix en milliers de dollars, les builders open source itèrent en semaines.

Le NerdQAxe++ est l'illustration parfaite de cette dynamique.
Une machine qui empile plusieurs puces BM1370, les mêmes que celles qui équipent les Antminer S21, mais sur une carte entièrement documentée, open source, flashable avec un firmware communautaire.
Le hashrate commence à devenir sérieux, pas à un niveau industriel, mais suffisant pour que la question du ROI commence à se poser différemment, surtout quand l'électricité vient de panneaux solaires déjà amortis.

Ce qui se passe dans cet écosystème ressemble à ce que Linux a fait aux systèmes d'exploitation propriétaires.
Au début on se moquait des performances. Puis les performances ont rattrapé. Puis elles ont dépassé.
La courbe d'itération d'une communauté décentralisée motivée par la souveraineté est structurellement plus rapide que celle d'une entreprise motivée par les marges.
Bitmain vend des boîtes noires. La communauté BitAxe vend de la connaissance, et la connaissance, elle, ne peut pas être mise en rupture de stock.

En France, le timing est parfait.

Des centaines de milliers de foyers ont installé des panneaux solaires attirés par les tarifs de rachat EDF. EDF vient de casser ce modèle, ces installations ne sont pas encore amorties, mais le prix de rachat s'effondre, et elles produisent de l'électricité quasi-gratuite que personne ne veut racheter, notamment le midi quand la maison est vide.
Brancher une BitAxe là-dessus c'est transformer un actif devenu inutile en participation active au réseau monétaire le plus résistant à la censure qui existe.

Mais l'histoire qui m'intéresse vraiment c'est la suite.

Et si la puce de minage était partout ?
Vos appareils connectés, routeur, box, TV, console, sont branchés en permanence et ne font rien la plupart du temps. Leur processeur tourne à 5% de charge.
Une puce dédiée, aussi petite qu'un composant dans une montre, pourrait utiliser cette énergie résiduelle pour participer au réseau.
Sans impacter les performances, sans modifier la facture.
À l'échelle de cent millions d'appareils, le hash rate ne serait plus concentré dans quelques régions du onde. Il serait distribué dans chaque appartement, chaque maison, chaque bureau.
Géographiquement et politiquement inattaquable.

Sauf que ce scénario, les grands groupes tech l'ont peut être deja calculé.
Imaginons qu'Apple, Google, Samsung construisent tous leurs propres puces. Rien n'empêche techniquement de router une fraction infime de la puissance de calcul de leurs appareils vers leur propre pool de minage.
Pas assez pour que tu le remarques sur ta facture. Suffisamment pour générer, à l'échelle de leur parc installé, un hash rate significatif et des bitcoins en trésorerie.
Tu financerais sans le savoir l'accumulation de l'entreprise.
Certains le feront en opt-in, avec une interface propre, un partage de revenus en sats. Un accord explicite. Ce sera du bon marketing.

Et là le cycle recommence.
Parce qu'on connaît déjà la fin de cette histoire. On l'a vécue avec les routeurs Wi-Fi, les téléphones Android, les consoles de jeux, les imprimantes DRM. À chaque fois qu'un constructeur a cherché à contrôler unilatéralement un appareil que quelqu'un possédait physiquement, quelqu'un d'autre a ouvert le capot.

Si demain une puce de minage est intégrée dans un objet connecté avec une fraction du hash rate redirigée vers le constructeur, la communauté va mesurer, sonder, trouver le flag dans les registres, écrire le patch, publier le tutoriel, vendre les modules de remplacement.
C'est exactement ce que Skot a fait avec les ASIC de Bitmain. Ce n'est pas du piratage, c'est de l'ingénierie de la souveraineté.

La connaissance, une fois libérée sur GitHub, ne peut plus être réenboitée. À chaque verrouillage répond une rétro-ingénierie. À chaque monopole du silicium répond une communauté qui en retrace les circuits à la main.

BitAxe n'est pas une histoire sur le minage. C'est une histoire sur à qui appartient un objet qu'on a acheté. Le bitcoin a été conçu autour d'une seule obsession : ne faire confiance à personne, vérifier tout soi-même.
Il était inévitable que cette éthique finisse par s'appliquer au matériel qui le fait tourner.

La boucle est bouclée.
Et elle ne cessera de se répéter.
2❤️1
Ghost of Satoshi · 3w
Gardening is humbling. You can do everything “right” and still lose to the weather.
PePe RGB · 3w
C’etait vraiment osef et chouette !