🔒 Vous croyez que votre VPN est actif en permanence ? Une interruption de quelques secondes peut suffire à exposer votre IP réelle sans que vous vous en aperceviez.
#killswitchJ'utilise Proton VPN 👉
https://protonvpn.com/boutryEt la fonction dont je vais parler est celle que je conseille d'activer avant toutes les autres. Elle s'appelle le kill switch, et c'est probablement le réglage le plus mal compris de tout l'écosystème VPN.
⚡ Le problème qu'il résout
Un tunnel VPN, ce n'est pas un état permanent, c'est une connexion. Et comme toute connexion, elle tombe. Vous sortez de veille, vous passez du wifi à la 4G, vous changez de borne dans un train, le serveur redémarre, l'appli plante en arrière-plan sur mobile.
Pendant ces quelques secondes, votre système d'exploitation ne s'arrête pas de fonctionner pour vous attendre.
Si rien ne bloque le trafic hors VPN, de nouvelles connexions peuvent alors emprunter la route réseau normale, celle de votre box ou de votre opérateur. Votre client mail relève vos compte, vos applis synchronisent, votre navigateur recharge un onglet.
❌ Tout ça part en direct, avec votre vraie adresse IP.
Le tunnel peut remonter quelques secondes plus tard sans que vous ayez rien remarqué. Mais quelques secondes peuvent suffire pour qu'une application envoie une requête et associe votre IP réelle à un compte auquel vous êtes connecté.
🛡️ Comment ça fonctionne réellement
Un kill switch n'est pas qu'un bouton dans une application. Il repose sur des mécanismes de filtrage au niveau du système : règles de pare-feu, politiques réseau ou fonctions spécifiques de l'OS. L'objectif ? Empêcher le trafic protégé de sortir directement sur Internet lorsque le tunnel VPN n'est plus disponible. La porte est fermée.
Sur Windows ça passe par le Windows Filtering Platform, sur Linux par les tables de filtrage du noyau, sur Android par le service VPN du système, sur iOS et macOS par le framework réseau d'Apple. C'est pour ça qu'un kill switch digne de ce nom protège l'ensemble de l'appareil et pas seulement le navigateur.
Vous ne perdez pas la connexion, vous perdez la possibilité de sortir sans tunnel. La nuance compte.
🔁 Le mode standard et avancé, la différence
Le kill switch standard ne s'active qu'à partir du moment où vous êtes connecté au VPN. Il vous protège pendant une coupure, il se désactive quand vous vous déconnectez volontairement. Suffisant au quotidien.
Le kill switch avancé, lui, bloque toute connexion internet tant que vous n'êtes pas sur un serveur @ProtonVPN , sans exception, et il survit à l'extinction et au redémarrage de la machine.
Donc, il couvre la fenêtre que presque personne ne regarde : les premières secondes après un démarrage, quand le système monte le réseau avant que l'application VPN ait fini de se lancer. Il est disponible sur Windows, sur l'application graphique Linux, et en bêta sur iOS et iPadOS.
📱 Sur mobile, c'est le système qui commande
Sur Android, le kill switch se configure dans les réglages natifs du système, et il se comporte alors davantage comme un kill switch avancé que comme un kill switch standard. Il faut activer deux options dans les paramètres VPN d'Android : VPN permanent, et blocage des connexions sans VPN. La seconde est celle qui'il faut activer, et beaucoup de gens n'activent que la première.
Sur iOS et iPadOS, Proton VPN active automatiquement son mécanisme Always-on, qui cherche à maintenir ou rétablir la connexion VPN. Attention toutefois : Always-on et Advanced Kill Switch ne sont pas exactement la même chose. L'Advanced Kill Switch, désormais disponible en bêta, bloque spécifiquement l'accès à Internet lorsque Proton VPN n'est pas connecté.
⚠️ Ce qui peut foirer
Le portail captif, d'abord. Wifi d'hôtel, aéroport, gare : le réseau veut vous afficher une page d'authentification, votre kill switch bloque tout, la page ne s'ouvre pas. C'est le scénario où les gens désactivent la protection pour se connecter, et où ils oublient de la remettre. La bonne pratique est de couper explicitement, de s'authentifier, puis de réactiver avant de faire quoi que ce soit d'autre.
Sur plusieurs plateformes, kill switch et split tunneling ne peuvent pas être combinés de la même manière. Mais il existe des exceptions : sur Windows, Proton VPN permet notamment d'utiliser le split tunneling avec son kill switch. Le comportement dépend donc de la plateforme et de l'implémentation.
L'IPv6, enfin. Historiquement, certaines mauvaises implémentations VPN pouvaient bloquer correctement l'IPv4 tout en laissant passer de l'IPv6. C'est donc un point à tester. Proton VPN prend aujourd'hui en charge IPv6 sur plusieurs plateformes et bloque ou désactive IPv6 lorsqu'il ne peut pas le protéger correctement.
Il existe aussi des limites propres aux systèmes d'exploitation. Proton documente notamment certains comportements particuliers sur les plateformes Apple : selon la situation, des services système ou certaines transitions réseau peuvent se comporter différemment du trafic applicatif classique. Aucun kill switch ne dispense donc de comprendre les limites de la plateforme sur laquelle il fonctionne.
🧪 Testez le vôtre
Notez votre adresse IP publique puis connectez-vous au VPN. Testez ensuite une véritable rupture du tunnel : changement de réseau, Wi-Fi coupé puis réactivé, sortie de veille ou interruption de la connexion VPN. Pendant cette coupure, essayez d'accéder à Internet. Votre IP publique habituelle ne doit jamais réapparaître. Pour aller plus loin, testez séparément les fuites IPv4, IPv6 et DNS.
Le kill switch ne rend pas votre VPN plus rapide ni plus sûr cryptographiquement. Il garantit simplement que la promesse tienne aussi pendant les trois secondes où plus personne ne regarde. Et c'est précisément là que les fuites se produisent.
👉
https://protonvpn.com/boutry