Damus
Susana Nunes profile picture
Susana Nunes
@Mama_ourse

Maman, entrepreneuse & un peu magicienne
✍️ J’écris sur la maternité, la paternité & l’invisible
🎙️ Podcast Gardiens de la Naissance : https://fountain.fm/show/iHUMdTGH9iCA4CDArhN2
🔮 J’explore tes blocages (même les vieux dossiers) & on les transforme

Relays (3)
  • wss://nos.lol/ – read & write
  • wss://nostr.mom/ – read & write
  • wss://nostr.bitcoiner.social/ – read & write

Recent Notes

Susana Nunes profile picture
Je l'entends souvent dans les témoignages de jeunes mamans : leur partenaire n'est pas violent, il n'est pas absent au sens physique du terme, mais il n'est pas vraiment là.

Et la femme, elle, finit par tout porter, la charge mentale, la charge émotionnelle, la charge relationnelle. Sans que personne n'ait voulu ça.

Dans le dernier épisode de Gardiens de la Naissance, j'ai eu une conversation avec Zeinab Ben Slimane, experte en trauma et système nerveux, sur ce que ce déséquilibre dit du masculin blessé, et sur ce qu'on peut en faire.

Ce qu'elle pointe est précis : le masculin blessé ne ressemble pas toujours à ce qu'on imagine. Il peut être dans le contrôle. Mais il peut aussi être dans l'effacement total, et c'est cette deuxième forme qui est la plus invisible, la plus répandue, et souvent la plus difficile à nommer.

Ce que j'ai trouvé vraiment bien dans cette conversation, c'est qu'elle ne pointe personne du doigt. Elle explique d'où ça vient, comment le trauma se transmet biologiquement de génération en génération, et ce que les deux partenaires peuvent faire pour changer la dynamique.

Un épisode pour les futurs pères et les couples qui veulent comprendre ce qui se joue vraiment sous la surface et avancer vers plus d'équilibre, ensemble.

Par ici : https://fountain.fm/episode/eGtqr3g0rK3JVv1Sav4h

#paternity #couple #trauma #masculin #nostrfr #systemenerveux #parenting #gardiensdelanaissance #value4value #guerisoninterieure #father @Fountain
Susana Nunes profile picture
On parle beaucoup de la femme en période de préconception d'un bébé. Son alimentation, ses cycles, ses bilans. Et c'est légitime.

Mais à que moment parle-t-on de l'impact de la santé de l'homme dans cette histoire ? La qualité du sperme (sa mobilité, l'état de l'ADN qu'il transporte...) se construit sur les deux à trois mois qui précèdent la conception. Ce n'est pas figé, c'est vivant, et c'est directement influencé par ce qu'il fait au quotidien, son hygiène de vie.

Et cela a un impact pas que sur la conception et la santé du bébé, mais aussi sur les nausées du premier trimestre, les fausses couches, le bon fonctionnement du placenta.

Je suis consciente que ce n'est pas une information facile à recevoir par beaucoup d'hommes, qui se sentent déjà visés au quotidien par tout un tas d'injonctions. Mais en être conscient ça change tout.

Cela veut dire qu'ils ont un vrai rôle à jouer dès la préconception. Cela leur donne une fenêtre d'action réelle.

Concrètement : la chaleur excessive (bonjour les caleçons synthétiques trop serrés), le tabac qui fragmente l'ADN spermatique, l'alcool en excès, le stress chronique qui impacte la testostérone, certains perturbateurs endocriniens du quotidien... tout ça joue. Quelques ajustements sur trois mois font une vraie différence biologique.

Mais ce qui m'intéresse encore plus, c'est ce que ça change dans la tête.
Quand un futur père comprend qu'il est déjà acteur, pas en soutien, pas en spectateur bienveillant, mais biologiquement dans le jeu, quelque chose se déplace. Le projet d'enfant n'est plus porté par un seul corps. Il est cocréé, depuis le départ.

C'est justement le sujet d'un épisode bonus de Gardiens de la Naissance : https://www.gardiensdelanaissance.com/projet-bebe

#paternity #preconception #fertility #epigenetics #futurpapa #parenting #gardiensdelanaissance #pregnancy #nostrfr
Susana Nunes profile picture
Sébastien est père de cinq enfants. Lorsque je l'ai interviewé pour le podcast, je m'attendais à quelqu'un qui me parlerait de paternité avec l'assurance de celui qui a depuis longtemps trouvé sa place.

Ce que j'ai eu à la place, c'est un homme qui a commencé par me décrire, avec une tranquillité presque amusée, le père qu'il n'avait pas été.

À son premier accouchement, il se décrit lui-même comme le cameraman. Présent techniquement, mais spectateur d'une aventure qui se passait dans le corps de sa compagne et pas vraiment dans le sien. Il allait travailler. Il rentrait. Il subvenait aux besoins. Sa compagne se sentait seule, et lui ne s'en rendait pas compte.

Ce qui change au deuxième enfant, c'est un geste simple : l'haptonomie. Il pose ses mains sur le ventre de sa compagne, il appelle le bébé, le bébé vient. "Je n'étais plus en marge de quelque chose", dit-il. Pour la première fois, la grossesse devient réelle pour lui aussi, depuis l'extérieur.
Il passe de cameraman à acteur (de nouveau ses mots).

Et, à chaque naissance suivante, quelque chose se construit un peu plus : le portage, la présence à l'accouchement, un lien d'attachement qui change progressivement la dynamique du couple et de la famille entière.

Ce que j'observe depuis que j'accompagne des familles autour de la naissance : les pères ne sont pas absents parce qu'ils ne veulent pas être là. Ils sont perdus parce que personne ne leur a montré comment entrer dans la danse. Et cette absence a des conséquences réelles, pour la mère qui porte plus, pour le couple qui s'étiole doucement, pour l'enfant qui le ressent.

Sébastien le dit avec une précision qui va au-delà du ressenti : les taux de testostérone qui baissent chez le père impliqué, les changements neurologiques liés à la proximité avec le nouveau-né, la densité du lien d'attachement quand on s'y donne vraiment.

Et quand ce lien est là, la mère peut souffler. Le couple respire. Les enfants le sentent.

Un père mieux préparé, c'est une mère qui va mieux, un couple qui tient, une famille qui respire différemment. C'est pour ça que ce podcast existe : faire circuler ces témoignages, vers les pères, vers les femmes, vers les professionnels qui accompagnent des familles.

L'épisode complet avec Sébastien est ici : https://fountain.fm/episode/JYdQN5N2EAkSE56GrlwS

Tu l'entendras parler également de la solitude de la traversée du deuil périnatal en tant que père et de son 5ème enfant, "le boss de dernier niveau".

#paternity #birth #naissance #father #death #attachement #maternity #haptonomie #deuil #parenting #value4value #couple #nostrfr @Fountain
2❤️1👍1
Franck · 4w
🟢 #nostrfr https://mibo.nostria.app/b1bc65e2a843d69ee742e83b5e4fe0a180f80a12bdf8852a4e95d564f9ef2f09.jpeg
Susana Nunes profile picture
Messieurs : je ne vous vois pas comme des “mecs”.

Je sais, je ne suis pas française, il y a des mots que je ne saisis pas pleinement. Mais “mec”… j’ai vraiment du mal. Il y a quelque chose de détaché dans ce mot, comme s’il effaçait quelque chose en vous. Comme s’il décrivait celui qui fait le minimum, qui passe à côté.

Comme je suis passionnée de langues, je suis allée creuser l’étymologie : “mec” vient de l’argot du XIXe siècle. Il désignait un souteneur, un proxénète. “Maque”, “maquereau”, “mec” : c’est la même famille de mots. Un homme qui existe dans l’ombre des femmes, pas par lui-même. Quelque chose de ce flottement est resté, je crois. Cette image d’un homme un peu en retrait, un peu en marge de lui-même.

Moi, je vous vois comme des hommes. Des hommes avec une puissance infinie qui ne demande qu’à être reconnue, par vous, avant tout.

C’est ce que je porte avec Gardiens de la Naissance.

Et oui, parler de puissance masculine en tant que femme, dans un monde où les rapports hommes-femmes sont encore en train de se redéfinir, je sais que ça peut surprendre. Je l’assume. Parce que ce que j’observe, c’est que trop d’hommes arrivent à la naissance de leur enfant sans s’y être vraiment préparés, à côté de leur bottes. Je sens et j’entends leur impuissance, voire leur détresse.

Si tu t’apprêtes à devenir père, voilà ce que je veux te dire : ta partenaire n’a pas besoin d’un mec. Ton bébé non plus. Ils ont besoin d’un homme ancré, quelqu’un qui tient. Pas une autorité, pas un sauveur. Quelqu’un qui crée une bulle de sécurité autour d’eux, et qui la tient même quand c’est difficile.

Ce rôle, Patrice le décrit de façon bouleversante dans l’épisode 5 du podcast. Pour lui, tenir ce rôle, c’est faire confiance à l’intuition de sa femme et à son corps. C’est travailler ses propres peurs pour ne pas les déposer sur elle. C’est être capable de dire non, même à une figure médicale d’autorité, quand il s’agit de protéger l’intégrité de la femme qui accouche ou de son bébé.

Ce n’est pas héroïque. Ce n’est pas inné non plus. Et ce n’est pas une critique : c’est un constat. Les pères d’aujourd’hui naviguent dans un contexte que leurs propres pères n’ont jamais connu : des naissances de plus en plus médicalisées, des attentes de coparentalité très élevées, peu de modèles pour incarner ce rôle de soutien profond sans tomber dans le contrôle ou l’effacement.

Les premiers gestes avec ton bébé ? Ton instinct peut t’emmener loin. Mais savoir comment être là pour ta partenaire quand elle dit qu’elle n’en peut plus, sans minimiser, sans prendre le dessus sur ce qu’elle veut vraiment… ça, ça ne s’improvise pas.

C’est pour ça que je suis là.

(Ce message s’adresse aux pères, parce que c’est à eux que Gardiens de la Naissance est dédié. Mais il vaut pour tout co-parent qui n’a pas vécu la grossesse et l’accouchement de l’intérieur.)

#futurfather #birth #father #PostPartum #parenting #GardiensdelaNaissance #nostrfr
Susana Nunes profile picture
Lors de ma première grossesse, mon mari n'était pas sûr de vouloir couper le cordon.
Je trouvais ça bizarre. J'étais convaincue que c'était son rôle, son moment. J'avais tort.

Il a fallu une formation avec Robin Lim, sage-femme reconnue, personnalité de l'année 2011 désignée par la CNN, pour que je comprenne vraiment ce que ce geste représente. Et ce qu'on rate en réduisant la place du père à une paire de ciseaux.

Au lieu de prendre les ciseaux, elle leur propose de prendre le cordon dans le creux de leur main. De le sentir battre.
Ce geste surprend l'équipe médicale. Mais une fois qu'il a senti ce pouls sous ses doigts, quelque chose se passe. Il devient le gardien de l'intégrité physique de son bébé. Personne ne coupe ce cordon avant qu'il ait terminé son travail. Et cela devient le symbole de son entrée dans la paternité.

Elle m'a aussi appris que dans certaines cultures, on préfère que ce soit un inconnu qui coupe, pour que le père ne soit pas symboliquement celui qui pose ce premier geste de séparation entre la mère et son enfant.

Cela m'a beaucoup questionnée sur notre façon d'intégrer les pères à la naissance. On leur donne quelque chose à faire. Un geste symbolique, rapide. Et on appelle ça leur moment.

Ce n'est pas suffisant.
La vraie place d'un père à la naissance ne tient pas dans une paire de ciseaux. Elle tient dans sa capacité à être informé, présent, et à protéger ce qui compte.

Si tu travailles avec des couples qui attendent un bébé, ou si tu es toi-même en attente, je parle beaucoup plus en détail de tout cela dans le défi Gardiens de la Naissance, un programme audio pensé pour les futurs pères.

#naissancephysiologique #accouchement #parenting #father #maternity #birth #nostrfr
Copinmalin · 6w
Oui finalement la base historique de la famille si conspuée aujourd'hui avait au final peut-être moins de risques. La volonté d'émancipation des femmes qui est une bonne chose a tourné à une fo...
Susana Nunes profile picture
Merci pour le soutien !

Et oui, c'est ça. Même moi en tant que femme "moderne", féministe, ayant fait des études... je me sens souvent complètement en décalage par rapport aux grands mouvements féministes aujourd'hui qui continuent de voir la maternité (et donc la physiologie) comme aliénante. Comme si, pour être des "vraies" femmes libres, il fallait se couper d'une partie de nous-mêmes, de nos spécificités biologiques. Au point que parfois je me demande si en cherchant la liberté, l'égalité homme-femme, on ne s'est pas retrouvées dans une prison bien différente.
💯1
Susana Nunes profile picture
Clotilde était enceinte de jumeaux. Le gynéco voulait lui prescrire une injection pour la maturation des poumons. Elle n'était pas en menace d'accouchement prématuré, elle avait des questions, elle voulait peser le pour et le contre.

Son mari Patrice était là. Il a dit : "On prend les papiers, on réfléchit, on revient vers vous." Le médecin s'est senti vexé.

Ce n'est pas une histoire contre le corps médical. C'est une histoire sur ce que ça veut dire, concrètement, d'être présent pour sa femme pendant une grossesse.

Pas présent comme "je viens aux échographies". Présent comme : je connais son projet, je comprends ses droits et, quand elle est en position de vulnérabilité face à un praticien, je suis là pour que la décision soit éclairée, pas précipitée.

Clotilde est doula. Elle accompagne des couples vers la naissance depuis des années. Et elle dit quelque chose que j'entends rarement formulé aussi clairement : "si j'avais été seule ce jour-là, j'aurais probablement cédé".
Car elle était en position de fragilité, sous la pression de quelqu'un en blouse blanche qui attendait une réponse tout de suite.

La place du père pendant la grossesse, on en parle souvent en termes de présence émotionnelle. Rarement en termes de protection concrète.

Pourtant c'est peut-être là que ça se joue le plus, dans ces rendez-vous où le temps presse, où le jargon intimide, où la femme enceinte est seule face à un protocole qui n'a pas été discuté avec elle.

J'ai interviewé Clotilde dans l'épisode 7 du podcast Gardiens de la Naissance, juste après avoir partagé le puissant récit de son mari dans l'épisode 6. Elle parle de tout ça, et aussi de ce que ça a coûté, dans leur couple, d'en arriver là.

L'épisode sur @Fountain : https://fountain.fm/show/iHUMdTGH9iCA4CDArhN2

#grossesse #accouchement #parenting #nostrfr #value4value #maternity #couple #twins #birth #doula #father
1
ethfi · 6w
Unbothered
Copinmalin · 7w
C'était en lien avec les deux mais aussi plus généralement le constat de la dérive de la société dont les jeunes ne sont plus capable de se projeter vers l'avenir, au point de ne pas être en me...
Susana Nunes profile picture
C'est un très bon débat effectivement ! Je crois que les facteurs sont multiples, difficile d'en tirer des généralités :
- c'est peut-être plus facile par les moyens de communication de trouver sa moitié, mais l'offre est aussi du coup beaucoup plus importante qu'avant (plus difficile de faire un choix, plus facile de passer à une chose...)
- on accepte moins de subir certaines choses dans une relation
- la parentalité est devenue plus complexe du fait de l'avancée rapide de la science et du manque de village de soutien : devenir parent est un des moments où les couples se fragilisent le plus
- notre système nerveux est HS : on passe trop de temps devant des écrans, on ne passe pas assez de temps dehors, on ne dort pas assez... donc la régulation est difficile, surtout en cas de conflit
- la place et les attentes vis-à-vis du père ont complètement changé au cours des 2 dernières générations, ce qui fait qu'aussi bien les hommes qui les femmes peuvent compter moins sur l'instinct, l'inné
- nous sommes une des premières générations à essayer de guérir nos propres blessures émotionnelles (et souvent dans un couple, il y a un effet miroir qui peut être difficile à vivre notamment quand on veut briser certains cycles toxiques qui se répètent...)
... et ça ce n'est ce qui me vient intuitivement en 5 minutes, je crois qu'on serait sur une liste bien plus importante si je creusais un peu.
👍1
Copinmalin · 6w
Oui finalement la base historique de la famille si conspuée aujourd'hui avait au final peut-être moins de risques. La volonté d'émancipation des femmes qui est une bonne chose a tourné à une forme de gouvernance par l'égalitarisme comme les gouvernants savent si bien utiliser à des fins él...
Copinmalin · 7w
Pourquoi autant de prise de tête sur la vie en couple ? 🤔
Susana Nunes profile picture
Je ne comprends pas bien le sens de la question :
- prise de tête de ma part, dans cet article ?
- ou prise de tête dans les couples ?

Si c'est le premier, je l'explique dans l'article. Je trouve cela fou qu'on soit à 50% de couples qui envisagent de se séparer après l'arrivée de leur bébé. Et même inacceptable sociétalement.

Si c'est le 2ème, je l'explique également un peu : c'est multifactoriel mais globalement les couples aujourd'hui ne sont pas prêts à devenir parents, à devenir une famille lorsqu'ils se lancent là-dedans. Il n'y a plus de village de soutien, plus de rites de passage, des attentes qui sont devenues complètement décorrélées de ce qui est possible.

Personnellement je pense qu'il suffit d'adapter les protocoles de préparation à la naissance à cette nouvelle réalité pour les couples et les choses seront bien différentes.
Copinmalin · 7w
C'était en lien avec les deux mais aussi plus généralement le constat de la dérive de la société dont les jeunes ne sont plus capable de se projeter vers l'avenir, au point de ne pas être en mesure 'e serait-ce que de rester en couple. Bon sang la vie à deux c'est la base d'une société ! ...
Susana Nunes profile picture
Oups, je crois que j'ai fait caca.

Non ce n'est pas une erreur de titre.

C'est littéralement le sujet dont je veux parler aujourd'hui. Parce que c'est un de ceux qu'on aborde rarement avant un accouchement alors que son impact est réel. Sur le déroulement du travail. Sur le vécu de la femme. Sur la réaction du partenaire.

Quand une femme ne sait pas que c'est possible, elle accueille son bébé avec un sentiment de honte. Quand elle le sait mais en a peur, elle se retient. Et se retenir pendant le travail, ça freine l'ocytocine. Ce qui ralentit les contractions. Ce qui peut complexifier l'accouchement.

Tout ça pour un tabou.

Après devenir parents, notre rapport à cette production de notre corps change. Car essuyer les fesses d'un autre être humain devient notre quotidien. Faire caca avec du public aussi (si tu ne connais pas la chanson de GiedRé à ce sujet, je t'invite à la chercher sur Youtube, c'est une pépite !). Puis, l'enfant grandit et les expériences plus ou moins insolites aussi.

Mais avant… c'est souvent le grand néant à ce sujet, encore plus que le sexe et l'argent.

Et le partenaire dans tout ça ? Si personne ne l'a préparé à ce qu'il va voir, sa réaction, même involontaire, peut impacter le travail d'elle. Son cerveau en mode survie capte tout.

J'ai écrit une newsletter complète sur le sujet cette semaine. La mécanique de ce qui se passe. L'impact improbable sur la santé du bébé. Et même la beauté de tout cela.

Et, bien-sûr, la conversation de couple à avoir avant, parce que ce n'est pas du tout juste une conversation sur le caca.

👉 C'est par ici : www.susananunes.com/newsletter

#accouchement #naissance #physiologie #ocytocine #poop #nostrf #sagesfemmes #microbiome

Susana Nunes profile picture
Il y a un angle mort dans toute la conversation sur le baby clash.

On s'inquiète, à juste titre, pour les couples qui se séparent. Pour les adultes qui vivent une crise. Pour les familles qui se recomposent.

Mais ces 50% de couples qui clashent, ce sont aussi 50% de bébés qui naissent dans un contexte de tension. De conflits. De silences lourds. D'épuisement et de détresse à peine masqués.

Et le bébé, lui, capte tout. Son système nerveux est en construction. Il se calibre littéralement sur l'environnement émotionnel dans lequel il arrive.

C'est tout un changement sociétal qui est en train de s'opérer. Comment sera une société dont les racines reposent sur de l'insécurité émotionnelle vécue si tôt ?

Ce texte n'est pas là pour culpabiliser qui que ce soit. Je sais à quel point ça peut être un vrai défi pour les couples. C'est courageux de quitter une relation qui ne fonctionne plus, de se choisir. Et traverser une période de tension en post-partum, ce n'est pas un échec car c'est souvent inévitable.

Ce texte est là pour interroger. Comment sommes-nous arrivés là ? Et ces 50% de couples qui clashent en plein post-partum, est-ce une vraie fatalité ?

Je n'y crois pas.

Je suis convaincue que si ça clashe aujourd'hui plus qu'avant, ce n'est pas juste parce qu'avant on encaissait plus ou qu'on acceptait de rester dans des relations dysfonctionnelles par convention. En prenant un Xanax et en mettant le sujet sous le tapis, comme on m'a dit cette semaine.

Je suis convaincue que c'est aussi parce qu'on manque de préparation. On n'a plus de rites de passage. Plus de village.

La mère se retrouve souvent seule face à un bouleversement identitaire total.

Le père, lui, arrive dans un rôle qui a radicalement changé. Et c'est une bonne nouvelle : vivre avec des pères absents, ça n'a pas été vraiment un cadeau pour beaucoup d'enfants. Mais on n'a pas forcément les clés. Ce n'est pas inné de vivre ce qui n'a jamais vraiment été vécu par les générations précédentes.

Il n'a pas eu de modèle de père présent. Elle n'a pas eu de modèle de mère soutenue. Et ils se retrouvent tous les deux, épuisés, amoureux mais dépassés, à réinventer quelque chose sans mode d'emploi.

Si tu es en projet bébé ou si tu accompagnes des futurs parents, j'ai créé un quiz : "Mon couple est-il prêt pour l'arrivée d'un bébé ?", avec un mini-accompagnement gratuit de 9 semaines par mail. Chaque semaine, un sujet à aborder en couple et une action concrète à réaliser ensemble.

Demande-moi le lien en commentaire ou en MP si cela t'intéresse :)

#parenting #parentalitée#babyclash #postpartum #couple #maternite #nostrfr

6
Copinmalin · 7w
Pourquoi autant de prise de tête sur la vie en couple ? 🤔