Résilience et Légende Personnelle avec le conte philosophique de l'Alchimiste de Paulo Coelho ✨

La résilience, cette capacité d'une personne à résister psychiquement aux épreuves de la vie, à ne pas se décourager, ne pas se laisser abattre, est une vertu essentielle dans ce monde.
Dans le conte philosophique de l’Alchimiste, Santiago, le jeune berger est parfois au bord du découragement. Quittant son pays, sur les conseils d’un vieux roi prophétique, partant à l’aventure du voyage découvrir un trésor vu en rêve et caché au pied des pyramides, les choses vont très vite se compliquer pour lui.
Il perd plusieurs fois tout ce qu’il possède, mais sa ténacité, sa persévérance, sa résilience surtout face aux épreuves lui permettent de repartir de zéro et d’avancer. Il continue à croire en son rêve. Le langage des signes, « suis toujours les signes » avait dit le vieux roi, lui indique qu’il va dans la bonne direction.
Autre élément ayant sa valeur dans ce conte philosophique, l’importance des rencontres. Plusieurs personnes vont l’aider à changer positivement sa vie : regard plus constructif sur les évènements, les situations, les solutions pour régler les problèmes. Deux sont déterminantes :
1) la rencontre avec l’Alchimiste (venu en initiateur). Il va l’aider à se révéler à lui-même, à développer de nouvelles capacités, à écouter son cœur, à mieux se comprendre pour aller jusqu’au bout de son rêve.
2) la découverte de l’amour avec la belle dont il souhaite partager la vie.
La tentation de ne plus aller au bout de son rêve devient parfois très subtile. Dans son voyage initiatique des dons spirituels de divination apparaissent en lui, il s’en sert pour sauver la communauté d’une oasis. En récompense le voici couvert d’or, il pense alors arrêter sa quête et vivre avec sa belle au sein de l’oasis.
L’Alchimiste lui explique alors ce qu’il adviendra s’il fait ce choix. Les signes l’abandonneront peu à peu, il deviendra un riche commerçant. Cependant il vivra avec le regret de n’être pas allé au bout de sa légende personnelle et cela le hantera jusqu’à la fin de ses jours.
Selon l'auteur de l'Alchimiste, chaque être humain doit réaliser sa légende personnelle, ce pourquoi il est né dans ce monde. Et cela doit nous rendre heureux. Tant que noud ne l’avons pas accompli, il existe un manque dans notre vie. Celui ou celle qui passe à côté de sa légende personnelle ne peut guère se réaliser comme personne. C'est un thème majeur développé par ce conte philosophique.
Cette légende personnelle est évidement différente pour chaque être humain. Elle demande toujours courage, volonté et détermination. Lors de sa rencontre avec l’Alchimiste, le jeune homme entend ce dernier lui dire : « je devais éprouver ton courage. Le courage est la vertu majeure pour qui cherche le langage du monde. »
Le conte philosophique de l'alchimiste est aussi une quête. Pour chaque être humain, elle peut revêtir bien des formes. Chercher et trouver du sens lorsque celui-ci peut être perdu, écrasé, dispersé par le malheur des grandes épreuves de la vie. La quête de chacun dans la vie n’est évidemment pas danger. Il est possible de se perdre en chemin. Ne dit-on pas perdre la boussole ? Où être déboussolé ? D’autres dangers existent : perdre l’espoir, c’est à dire être désespéré ; perdre le courage, c’est à dire se décourager.
Vers la fin du livre les dons et capacités nouvelles apparues au service du jeune homme lui permettent de se « transformer en vent ». Cela le sauve d’une situation périlleuse :
« Et le jeune homme se plongea dans l’Âme du Monde, et vit que l’Âme du monde faisait partie de l’Âme de Dieu, et vit que l’Âme de Dieu était sa propre âme. Et qu’il pouvait, dès lors, réaliser des miracles. Le simoun souffla ce jour là comme jamais encore il n’avait soufflé. Pendant des générations, les Arabes contèrent la légende d’un jeune homme qui s’était transformé en vent et qui avait failli balayer un campement, défiant la puissance du plus important des chefs de guerre du désert. Quand le simoun eut cessé de souffler, tous portèrent leurs regards vers l’endroit où se trouvait le jeune homme. Il n’était plus là, mais se trouvait à côté d’une sentinelle presque entièrement recouverte de sable qui surveillait l’autre côté du camp. Les hommes étaient épouvantés par la sorcellerie. Deux personnes, cependant, souriaient : l’Alchimiste, parce qu’il avait trouvé son véritable disciple, et le chef suprême, parce que ce disciple avait entendu la gloire de Dieu. Le lendemain, le chef fit ses adieux au jeune homme et à l’Alchimiste, et les fit accompagner par une escorte jusqu’à l’endroit où ils souhaitaient se rendre. »
Le conte philosophique de l’Alchimiste est une belle parabole.
Si la foi soulève les montagnes, il ne faut donc pas s’étonner qu’un jeune homme, simple berger, puisse parfois « se transformer en vent » 😊✨