“Privacy is the power to selectively reveal oneself to the world.”
Le premier paragraphe du Cypherpunk Manifesto d'Eric Hughes définit la vie privée comme un pouvoir actif, volontairement soustrait à la logique d'un droit passif que l'État accorderait ou retirerait. Ce choix lexical est délibéré : le mot retenu est “power”, à rebours de “right”. La vie privée ne découlera d'aucune loi octroyée par l'État : elle s'exerce concrètement en contrôlant l'information que l'on révèle, à qui et dans quel contexte.
Le manifeste est court, trois pages à peine, mais d'une densité conceptuelle rare. Il pose les trois thèses centrales du mouvement : la vie privée est un bien social nécessaire, la cryptographie permet de la restaurer à l'ère numérique, et cette restauration ne peut venir que de l'action directe par l'écriture de code. Plutôt que de compter sur des candidats favorables à la vie privée, Hughes appelle à écrire les logiciels qui la rendent techniquement inviolable.
Le premier paragraphe du Cypherpunk Manifesto d'Eric Hughes définit la vie privée comme un pouvoir actif, volontairement soustrait à la logique d'un droit passif que l'État accorderait ou retirerait. Ce choix lexical est délibéré : le mot retenu est “power”, à rebours de “right”. La vie privée ne découlera d'aucune loi octroyée par l'État : elle s'exerce concrètement en contrôlant l'information que l'on révèle, à qui et dans quel contexte.
Le manifeste est court, trois pages à peine, mais d'une densité conceptuelle rare. Il pose les trois thèses centrales du mouvement : la vie privée est un bien social nécessaire, la cryptographie permet de la restaurer à l'ère numérique, et cette restauration ne peut venir que de l'action directe par l'écriture de code. Plutôt que de compter sur des candidats favorables à la vie privée, Hughes appelle à écrire les logiciels qui la rendent techniquement inviolable.