Damus

Recent Notes

Mme Michu · 1w
Merci 😉
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Ludwig von Mises (1881-1973), plus grand représentant de l’École autrichienne d’économie au XXe siècle, célèbre pour sa défense rigoureuse du libéralisme classique et sa critique du socialisme qu’il jugeait économiquement impossible sans prix de marché, a fondé son approche sur la praxéologie, méthode déductive analysant l’économie à travers l’action humaine individuelle et rationnelle, et a condensé toute sa pensée dans L’Action humaine.



Œuvre maîtresse et somme intellectuelle d’une vie consacrée à l’étude de l’économie et de la société, véritable manuel de l’école autrichienne d’une profondeur conceptuelle inégalée qui, à la fois traité, guide et source inépuisable de réflexion, demeure l’un des sommets de la pensée libérale et économique moderne ainsi qu’un pilier intellectuel pour les partisans du libre-marché et de la liberté individuelle.

🔗 L'Action Humaine de Mises sur le site des Éditions de l'Institut Coppet : https://editions.institutcoppet.org/produit/ludwig-von-mises-laction-humaine-couverture-rigide-2-tomes/
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“Privacy is the power to selectively reveal oneself to the world.”

Le premier paragraphe du Cypherpunk Manifesto d'Eric Hughes définit la vie privée comme un pouvoir actif, volontairement soustrait à la logique d'un droit passif que l'État accorderait ou retirerait. Ce choix lexical est délibéré : le mot retenu est “power”, à rebours de “right”. La vie privée ne découlera d'aucune loi octroyée par l'État : elle s'exerce concrètement en contrôlant l'information que l'on révèle, à qui et dans quel contexte.

Le manifeste est court, trois pages à peine, mais d'une densité conceptuelle rare. Il pose les trois thèses centrales du mouvement : la vie privée est un bien social nécessaire, la cryptographie permet de la restaurer à l'ère numérique, et cette restauration ne peut venir que de l'action directe par l'écriture de code. Plutôt que de compter sur des candidats favorables à la vie privée, Hughes appelle à écrire les logiciels qui la rendent techniquement inviolable.
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Le contexte historique est déterminant pour comprendre l'émergence du cypherpunk. La guerre froide s'achevait, laissant un appareil de surveillance sans ennemi principal.

Le gouvernement américain tentait de restreindre la cryptographie comme une munition au sens de l'ITAR. Le Clipper chip se profilait comme menace d'un chiffrement standardisé avec porte dérobée obligatoire.

Parallèlement, les technologies civiles de cryptographie faisaient des bonds : le RSA avait été inventé en 1977, le courrier électronique se démocratisait, les premiers ordinateurs personnels se connectaient en réseau.

Pour la première fois dans l'histoire humaine, un individu équipé d'un micro-ordinateur pouvait produire un message que le gouvernement le plus puissant du monde ne pouvait pas déchiffrer sans la clé correspondante.

Cette rupture technique a précédé et conditionné la prise de conscience politique. Les cypherpunks ont été les premiers à comprendre que la cryptographie n'était pas seulement un outil de sécurité informatique mais un instrument de souveraineté individuelle.
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“Bitchat permet de communiquer de manière anonyme, sans inscription obligatoire, sans vérification du numéro de téléphone et sans enregistrement centralisé des communications.

L'architecture technique de l'application rend très difficiles l'interception, l'identification de l'auteur et les enquêtes menées par les forces de l'ordre.”

— Gouvernement de l'Inde (भारत सरकार)

🔗 L'Inde coupe internet, puis exige le retrait du code de bitchat (Korben) : https://korben.info/inde-ordonne-github-supprimer-bitchat.html
sayah 🏴‍☠️ profile picture
La liste de diffusion Cypherpunks, fondée en 1992 par Eric Hughes, Timothy C. May et John Gilmore, fonctionnait sans modération centrale, sans propriétaire éditorial, sans filtre, sans comité de validation. Pendant près d'une décennie, elle a été le laboratoire intellectuel de la crypto-anarchie.

On y discutait de chiffrement asymétrique, d'anonymat, de monnaie numérique, de remailers anonymes, de mixnets, de signatures aveugles, de preuves à divulgation nulle. Les participants s'appelaient Wei Dai, Nick Szabo, Hal Finney, Adam Back, Phil Zimmermann…

Des idées aujourd'hui banales comme le protocole Bitcoin, le réseau Tor, ou le chiffrement PGP, sont nées ou ont été discutées sur cette liste avant d'exister sous leur forme actuelle.

Le format lui-même était une expérience politique : pas d'autorité centrale, pas de contrôle des contributions, une liste ouverte où le signal émergeait du bruit par auto-sélection darwinienne.
erik · 10w
thanks! i'm working on expanding it. send any recommendations.
R̸̘̰̘̈́͑̚e̶̪̥̲͖̊̽̈́͒d̷̨͉̯̀͌̈́̚a̶͕̖̿́̏̏c̸͖̫̋̆̈́ť̷̛̖̜̼̘̍e̸̳̯͋̀d̸̠̳̖̣̤̋́̈́͝ · 13w
GM!