"Vous n'aviez qu'à ne pas avoir d'enfants." C'est le commentaire que je reçois le plus souvent, dès que je parle de la fatigue du post-partum.
Alors voilà les chiffres français, pour qu'on arrête de discuter à l'aveugle. L'Enquête nationale périnatale de 2021 a mesuré pour la première fois la santé mentale des mères à l'échelle nationale, deux mois après l'accouchement : 16,7 % présentent des symptômes dépressifs majeurs. Dans le même échantillon, 27,6 % présentent de l'anxiété et 5,4 % ont des idées suicidaires.
La cohorte IGEDEPP, qui a suivi plus de trois mille femmes pendant un an, arrive à une incidence cumulée de 18,1 % sur la première année. Près d'une femme sur cinq.
Une femme sur six à deux mois. Une sur cinq sur l'année.
Si une entreprise sortait ces chiffres sur ses salariés, on auditerait l'entreprise. Si un secteur produisait ça, on ouvrirait une commission. Là, on regarde les femmes et on leur explique qu'elles l'ont bien cherché.
On veut des bébés mais on oublie les mères. Ce commentaire que je reçois toutes les semaines n'est pas juste le manque de bienveillance et d'empathie d'une génération, c'est le résumé assez fidèle de notre politique périnatale : responsabiliser individuellement des femmes.
Et il y a un chiffre pire que tous les autres, celui que j'ai gardé pour la fin. Je le détaille dans mon article sur Substack, lien en commentaire.
#postpartum #depression #burnout #maternity #matrescence #mothers #nostrfr
Alors voilà les chiffres français, pour qu'on arrête de discuter à l'aveugle. L'Enquête nationale périnatale de 2021 a mesuré pour la première fois la santé mentale des mères à l'échelle nationale, deux mois après l'accouchement : 16,7 % présentent des symptômes dépressifs majeurs. Dans le même échantillon, 27,6 % présentent de l'anxiété et 5,4 % ont des idées suicidaires.
La cohorte IGEDEPP, qui a suivi plus de trois mille femmes pendant un an, arrive à une incidence cumulée de 18,1 % sur la première année. Près d'une femme sur cinq.
Une femme sur six à deux mois. Une sur cinq sur l'année.
Si une entreprise sortait ces chiffres sur ses salariés, on auditerait l'entreprise. Si un secteur produisait ça, on ouvrirait une commission. Là, on regarde les femmes et on leur explique qu'elles l'ont bien cherché.
On veut des bébés mais on oublie les mères. Ce commentaire que je reçois toutes les semaines n'est pas juste le manque de bienveillance et d'empathie d'une génération, c'est le résumé assez fidèle de notre politique périnatale : responsabiliser individuellement des femmes.
Et il y a un chiffre pire que tous les autres, celui que j'ai gardé pour la fin. Je le détaille dans mon article sur Substack, lien en commentaire.
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