#veilleesr #ia Ce que lâIAg fait Ă la sociologie
« PlutĂŽt que dâinverser la tendance et de promouvoir des voies alternatives, en sâinscrivant par exemple dans une logique de « slow science »[31] ou de « dĂ©croiscience »[32], lâIAg permet Ă ces chercheur·euses de sâadapter pleinement Ă cette logique productiviste de la recherche, dans une spirale sans fin dâaccĂ©lĂ©ration de la « performance » et de lâ« économie de la connaissance ». Certains auteur·es vont mĂȘme jusquâĂ parler de « chercheur augmenté », comme on parlerait « dâhumain augmenté » pour le cas du transhumanisme. Cette expression trahit pleinement « ce rapport adaptatif au monde »[33], un monde dont on renonce Ă changer les rĂšgles du jeu politiques et les finalitĂ©s scientifiques. »
Au dela de la technique, il faut revoir la course au productivisme dans la recherche.
« Ces problĂšmes de fond posĂ©s par lâIAg dans la recherche en sciences sociales se conjuguent Ă deux autres dimensions rĂ©guliĂšrement soulignĂ©es et dĂ©sormais bien documentĂ©es : son impact environnemental ainsi que les formes de surveillance induites par son utilisation. Lâensemble de ces nombreuses limites plaident alors non pas pour un autre usage de lâIAg en sociologie qui serait plus « mesurĂ© », « raisonnĂ© » ou « Ă©quilibrĂ© », mais tout simplement pour sâabstenir de lâutiliser, faisant de la recherche universitaire un lieu oĂč lâon peut encore sây soustraire. Une telle dĂ©cision permettrait de renouer avec la vocation premiĂšre de lâuniversitĂ©, celle dâĆuvrer Ă lâĂ©mancipation des individus »
Le cerveau est un muscle. L'IA accroit notre dépendance, et par conséquent est l'inverse d'un outil convivial illichien.
« Face Ă un tel dĂ©ferlement technologique, lâuniversitĂ© et la recherche doivent au contraire leur donner les moyens de penser de maniĂšre critique, sâĂ©rigeant en espaces de rĂ©flexion, de mise en question, voire de rĂ©siâŠ
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