Damus

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La Mauvaise Conduite

C'est pendant les vacances que passent à l'Assemblée les pires saloperies, ce n'est pas nouveau.

Prenons le décret, majoritairement salué par la droite et même par une partie des enseignants, qui autorise les écoles à changer un élève d'établissement si ses parents se conduisent mal.
Outre son injustice fondamentale, ce décret me paraît rompre avec un principe essentiel : dans un État de droit, on ne fait pas payer aux enfants les actes de leurs parents. Pas plus qu'on ne fait payer aux parents les bêtises de leurs enfants, par exemple en leur supprimant les allocations familiales.

Je suis donc vent debout contre ce texte. D'abord parce que la sanction frappe la mauvaise personne, ensuite parce que la notion même de « mauvaise conduite », telle qu'elle est formulée, est d'un flou absolu. Où s'arrête la contestation légitime d'une décision ? À partir de quel moment un parent un peu véhément, une plainte insistante ou un conflit avec l'administration deviennent-ils une « mauvaise conduite » justifiant de changer un enfant d'établissement ?

Un texte aussi imprécis ouvre inévitablement la voie à des interprétations arbitraires et lorsqu'il s'agit des droits d'un enfant, c'est tout ce qu'on veut sauf un détail.

Je vais prendre un exemple personnel.

Quand le Grem était petit, j'ai eu une engueulade galactique avec une psy et son institutrice. Elles étaient en train de m'expliquer, la bouche en cœur, que son AESH allait être « redéployée » auprès d'une petite fille atteinte d'un cancer. Traduction de la novlangue administrative : le Grem aurait moins de cours. Voire plus de cours du tout.
J'ai rétorqué que j'avais dument noté la tentative de culpabilisation et le pathos C'est atroce, en effet, une enfant de cet âge atteinte ainsi. Mais le cancer de cette gamine n'était pas plus de la responsabilité du Grem que son autisme n'était de la responsabilité de cette petite. Leur problème d'effectifs n'était ni le mien ni celui de mon fils. Démerdassek mais sans déshabiller le Grem pour vêtir une petite cancéreuse.

Au cours de la discussion, l'instit' m'explique aussi qu'elle n'ose pas dire non au Grem parce qu'il "risque de faire une crise"*. Je lui réponds que, depuis Chamberlain, on sait quand même ce que donnent les politiques de l'apaisement à tout prix. Bon, d'accord, ce n'était pas la comparaison du siècle. Ni pour l'instit', ni pour le Grem.
Étonnamment, elles l'ont assez mal pris.
La psy m'annonce alors d'un ton pincé que j'ai « un problème avec l'autorité ». Je lui réponds que moi, avec l'autorité, j'ai exactement zéro problème. C'est même un des outils de base de mon métier de prof et de mon rôle de mère. En revanche, elles, avec leurs compromis mouligasses, semblaient nourrir une relation franchement compliquée avec le mot « non ».

Je suis partie en claquant la porte, après leur avoir annoncé qu'on se reverrait dans Sud-Ouest. Ce qui est effectivement arrivé et j'ai obtenu gain de cause.

Alors, dites-moi : à quel moment serais-je devenue une « mère problématique » au sens du décret ?
Quand j'ai élevé la voix ? Quand j'ai claqué la porte ? Quand j'ai contesté des professionnelles ? Quand j'ai annoncé que j'allais saisir la presse ?
Je n'ai menacé personne. Je n'ai frappé personne. Je n'ai insulté personne (enfin Chamberlain, c'est debattable^^). J'ai simplement refusé de me laisser culpabiliser et utilisé le seul rapport de force dont je disposais.

Parce que c'est ça, le problème. La « mauvaise conduite », c'est quoi ? Être désagréable ? Grande gueule ? Insistante ? Contester une décision ? Menacer de médiatiser une affaire ?

Si le texte est incapable de tracer une frontière claire, alors cette frontière sera dessinée à l'humeur du chef d'établissement, de l'inspecteur ou du rectorat.

Et c'est précisément pour ça que ce décret est dangereux. Pas parce qu'il permettra de sanctionner les parents réellement violents, ceux-là, on dispose déjà de moyens légaux pour les traiter. Non, mais parce qu'il permettra aussi de faire payer la note à des gamins dont le seul tort sera d'avoir des parents chiants, procéduriers, gueulards... ou simplement pas assez dociles.

* En fait, non, le Grem ne fait de crise que si c'est pas prévu dans le cadre (et on voit le genre de cadre qu'elles promouvaient, les sans-épines-dorsales. )
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Un des points saillants du mythe de Cassandre, ce n'est pas tant que personne ne la croit quand elle prédit le pire, mais bien que, lorsque le pire arrive, tout le monde lui tombe dessus en prétendant qu'en fait elle porte malheur et que tout est de sa faute.
Ça me rappelle furieusement quelque chose. Mais quoi, déjà ?
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La vieille Anglaise et le Continent
et le retour d'âge

Parmi les critiques récentes * de La Vieille Anglaise et le Continent, même les plus élogieuses, revient très souvent une même remarque à propos du couple formé par Ann et Marc. Beaucoup de lecteurs évoquent le malaise que leur inspire cette relation. Et c'est très bien, parce que c'était exactement l'idée.

En 2008, le couple Macron était inconnu (et quoi qu'il en soit, Marc n'est pas Manu : il a déjà vingt-cinq ou trente ans lorsqu'il couche avec Ann). Alors pourquoi avoir imaginé cette histoire de vieille professeure et de jeune ancien élève ? D'abord pour renverser la situation habituelle, celle de l'homme mûr et de la jeune femme, qui m'avait tant écœurée pendant mes années d'université. Pendant toute ma fac, j'avais vu des enseignants séduire leurs étudiantes. Elles étaient majeures, certes, mais, à mes yeux, un professeur ne devrait tout simplement pas coucher avec ses élèves. Point barre.

Ensuite parce que je ne voulais justement pas écrire une histoire à thèse, Marc et Ann sont les protagonistes du roman, pas ses héros. Je ne leur distribue ni auréole ni cornes. Tous deux ont des raisons d'agir, des blessures, des aveuglements, des torts. Ils franchissent des limites éthiques qui me mettent profondément mal à l'aise. Ann est une meurtrière même s'il y a prescription, Marc, lui, n'est ni une victime pure ni un jeune premier innocent. Il est adulte, il fait des choix, parfois discutables eux aussi. Je voulais que le lecteur soit constamment tiraillé, qu'il comprenne chacun sans être invité à l'absoudre.

Cette ambiguïté était délibérée, ce qui m'intéressait n'était pas de désigner un monstre et un saint, mais d'explorer une relation où les rapports de pouvoir, le désir, l'admiration, le ressentiment et la liberté individuelle s'entremêlent sans jamais produire une réponse confortable. Si le lecteur referme le livre avec un malaise plus ou moins prononcé, incapable de décider qui il devrait condamner ou défendre, alors j'ai sans doute obtenu ce que je cherchais...
... plus ou moins consciemment.

* Oui parce que c'est rigolo, hein, la vie : en 2008 je ne crois pas qu'iels aient été très nombreux (ses) à soulever ce point. Ou alors, juste pour dire "ouh, c'est vraiment exceptionnel comme cas^^)
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Andrew Tate a été arrêté en chemise de soie violine ouverte jusqu'au nombril (sans parler de son falzar ridicule ras les les fesses). Moi je dis : he was asking for it.

Andrew Tate was arrested wearing a purple silk shirt unbuttoned to his navel (not to mention those ridiculous low-slung trousers). All I'm saying is: he was asking for it.
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Continuer à se faire rire toute seule:

Le Crieur public de la glorieuse cité de la Toge Noire monta sur une estrade, faisant signe à ses tambourineux et aux gardes qui les accompagnaient de se serrer autour de lui.

« Dames, demoiselles, filles et catins, seigneurs, messieurs, damoiseaux, garçons et gigolos, voleurs, voleuses, assassins, assassines... commença-t-il.

— Tu me réveilles quand il a fini sa liste inclusive et qu’il arrive au fait, marmonna le Souricier.

Le Crieur mit cinq bonnes minutes à parvenir au bout de ses adresses, les gens recommençaient à s’agiter. On entendait des geignements sourds ici et là, des coups portés en traître sans doute, et quelques injures fusaient à nouveau.

—... il est venu aux oreilles de notre Suzerain -- cette enflure qui a refusé une augmentation tout à fait raisonnable aux fonctionnaires de la ville pas plus tard que la semaine dernière -- qu’une peste de sincérité ravage notre putride cité. Il est conseillé à tous de retourner à la maison et de se cloitrer autant que possible seuls dans leurs chambres s’ils en possèdent...

Il inspira bruyamment.

— Une augmentation pour des feignasses qui branlent rien de la journée, à part faire suer le peuple ? Et qui c’est qui paye ? C’est Nikhlaus ! cria quelqu’un dans la masse agglutinée à ses pieds. Moi je dis, vive le Suzerain !

— Qu’il crève ! continua le Crieur. Attention, sous peine d’amende (que personne ne percevra vu qu’aucun garde n’est autorisé à sortir de sa caserne) : pas plus d’un mendiant ou d’une pute par venelle. Les activités des guildes sont suspendues.

Il soupira :
— On aurait bien envie de vous dire qu’on met tout en œuvre pour faire cesser cette putain d’épidémie qui commence déjà à plomber l’économie et la conjugalité de tous et toutes, mais personne n’a la moindre idée d’où elle provient. Les mages enquêtent, les prêtres aussi et les médecins testent tout ce qu’ils peuvent. Le Suzerain a déjà fait écarteler trois andouilles incompétentes.
Bref, nous sommes dans la gadoue jusqu’aux oreilles et on s’enfonce.

Il referma son parchemin d’un geste sec, et au lieu d’attendre les questions inévitables, il sauta au bas de l’estrade, profitant de la stupeur générale pour s’enfuir sans demander son reste.
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Madame Mollette en pause · 4w
nostr:nprofile1qy2hwumn8ghj7un9d3shjtnyd968gmewwp6kyqpqcjrjqh265lje4ct5z4yzlejmn83z69mxp8aj90nqymw5l0xwfztqy7048k excellent !
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je capte pas, sinon.
Qu'est-ce qui lui prend au maire LFI de Vaux en velin de virer les kits de fournitures scolaires auparavant fournies par la mairie ?
quelqu'un peut m'expliquer ?
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Fried Fish · 4w
nostr:nprofile1qy2hwumn8ghj7un9d3shjtnyd968gmewwp6kyqpqcjrjqh265lje4ct5z4yzlejmn83z69mxp8aj90nqymw5l0xwfztqy7048k C'est pas de la bonne qualité selon lui.
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Trois oranges et un TDAH

Ce qui est terrible avec le TDAH, ce n'est pas qu'on oublie, tout le monde oublie des trucs. La mémoire humaine n’est pas faite pour tout retenir en même temps. Ce ne serait tout simplement pas pratique.

Mais nous on ne peut jamais faire confiance au sentiment d'avoir terminé.

Les personnes qui n'ont pas de TDAH possèdent une sorte de certificat intérieur. À un moment donné, leur cerveau leur dit : « C'est bon. Tu peux arrêter de vérifier. Tu as pensé à tout. » Le mien ne délivre jamais ce certificat. Never.
Alors je recommence, je repasse mentalement la liste, et, comme chaque putrin de fois il y a effectivement quelque chose d'oublié, mon cerveau sait qu'il a raison de se méfier de lui-même.

Les gens imaginent que le TDAH, c'est le désordre, je crois au contraire que c'est l'inverse. Chez moi, au moins, c’est une lutte incessante contre le chaos, au point d'y consacrer une énergie folle. Ce n'est pas qu'on ne prépare rien, c'est qu'on prépare tout... sauf ce qu'on ne sait pas encore qu'on a oublié. Et que forcément , ON VA OUBLIER. Et en plus, on le sait déjà.

Ça me fait penser au conte des Trois Oranges qui me paraît extraordinairement juste. Dans cette histoire le prince a traversé des montagnes, des forêts, des déserts, il a affronté des monstres, des enchanteurs et toutes les absurdités dont les contes ont le secret pour parvenir jusqu'au jardin où pousse enfin l'oranger merveilleux. Il croit avoir terminé, il croit avoir compris. Au bout de tant d'épreuves, il cueille le premier fruit, le tourne dans ses mains avec une intense émotion, l'entrouvre délicatement, et une jeune femme d'une beauté irréelle en surgit aussitôt.

La princesse lui demande de l'eau, il n’en a pas, elle disparaît au vent mauvais comme le solde de ma CB quand j’en ai besoin. Il va chercher de l’eau et ouvre la deuxième orange.
En sort une deuxième merveilleuse jeune fille qui lui demande de l'eau et du pain. Et il n’a pas de pain.

Le monde, ce salopiot, est en train de lui apprendre que l'inventaire n'est jamais terminé.

Alors il ne se contente plus de courir chercher ce qui manque. Avant d'ouvrir la troisième orange, il vide sa besace, il l'étale devant lui, il regarde chaque objet, il réfléchit à tous les besoins possibles de quelqu'un qui va surgir d'un fruit magique. Il ne prépare pas seulement de l'eau et du pain. Il prépare l'imprévisible.
Et moi, c’est pareil, pour à peu près tout, mais notamment, juste aller me coucher avec un bouquin. Tous les soirs, je prépare l'imprévisible.
Je ne vais pas me coucher, je rassemble une expédition polaire. Je stocke des ressources pour survivre jusqu'au matin sans avoir à quitter mon nid.

Les médicaments 1, 2 et 3.
Le verre d'eau pour médoc 2.
Les cigarettes.
Le cendrier.
Le téléphone.
Le chargeur.
Les lunettes.
Le livre.
Les mouchoirs.
Malgré tout cela, au moment précis où je m'allonge, une petite princesse sort d'une orange imaginaire, me regarde avec une infinie douceur et me dit :
« C'est très bien tout ça... Mais tu as oublié le briquet. »

Je me relève, je mets dix minutes à trouver mon sac à main – vide de briquets -- y’en a dans la bagnole, je sors, je reviens avec mon butin, je me recouche.

Une autre princesse apparaît alors.
« Et si tu avais soif dans deux heures ? »

Je vais à la cuisine prendre une bouteille, le chat réclame des croquettes, je vais aux toilettes je remonte SANS la bouteille, sur le seuil de ma chambre, je me souviens que je l’ai oubliée, je redescends en me répétant « La bouteille, la bouteille ». Ce qui est une excellente méthode pour ne pas oublier la bouteille, mais qui n'empêche absolument pas d'oublier pourquoi je suis entrée dans la cuisine.

Je reviens, je me recouche.

Une troisième princesse me regarde, elle me juge...
« Tu n'as plus de pastilles pour la toux. »
Je repars, direction salle de bain armoire à pharmacie, je reviens. Je me recouche.

À ce stade, je ne suis plus une femme qui prépare son coucher, je suis un prince de conte condamné à satisfaire des princesses de plus en plus exigeantes. Au fond, mon cerveau est à la fois le prince qui court partout avec sa besace... et les trois princesses qui continuent de lui inventer des quêtes supplémentaires, je joue tous les rôles, j’écris le conte, distribue les personnages, lance les péripéties et m'étonne ensuite que l’héroïne mette une heure à aller au plumard.
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Sinon depuis ce matin je fais de la science :
J'ai commencé à photographier le cerisier, un Olivier, un buddleia, le vieux figuier et le vieux chêne.
Je ferai pareil demain matin.
Et les jours suivants.
Je veux documenter ce cataclysme.
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J'ai 61 ans bientôt et je me souviens.

Je me souviens qu'en avril on se les pelait et qu'on pouvait encore skier dans les Alpes.

Je me souviens qu'en mai, on avait parfois des après-midis fabuleuses à 20 °C, de celles qui faisaient sortir tout le monde au jardin comme des taupes aveuglées par le soleil. Mais le plus souvent, c'était 13 °C, de la pluie, du vent, et des gens qui répétaient que « ça allait bien finir par se mettre ». Je me souviens d'être allée en petite montagne au mois de mai et d'avoir dormi grelottante, collée contre un radiateur comme un lichen à son rocher.

Je me souviens qu'en juin il commençait à faire bon traîner sous les arbres dans les cours d'école. On cherchait l'ombre parce qu'on était confortablement installés à 24 ou 25 °C, pas parce qu'on risquait la cuisson à basse température. Et pour se baigner dans l'Atlantique, il fallait soit une combinaison, soit un sacré courage, parce que 16 °C dans l'eau, c'était encore glagla sous les glaouis. On entrait dans l'océan centimètre par centimètre, en négociant avec chaque molécule. Les enfants ressortaient bleus comme des Schtroumpfs et mon père déclarait héroïquement : « Elle est bonne ! »

Je me souviens de siestes sous la couette au mois de juillet.

Je me souviens que lorsque les réfugiés espagnols de mon village, réfugiés depuis trente ans mais toujours convaincus qu'ils finiraient par rentrer, disaient qu'il faisait « un temps à ne mettre que les chiens et les Français dehors », on atteignait des températures proprement infernales comprises entre 28 et 31 °C.

Je me souviens qu'en août, baiser sur la plage après le coucher du soleil relevait de la passion la plus ardente, parce que, sans même parler du sable qui trouvait toujours le moyen de s'inviter dans des endroits improbables, il commençait à faire 12 °C dès la nuit tombante.

Je me souviens des nuits d'été où l'on fermait la fenêtre pour garder la chaleur de la journée.
Aujourd'hui, on l'ouvre pour vérifier si quelqu'un n'a pas laissé tourner un réacteur nucléaire dans le jardin. Alors oui, je sais. La mémoire embellit parfois les choses, les vieux racontent des bêtises et les souvenirs mentent.

Mais aujourd'hui, je ne dirais pas qu'il fait chaud.

Je dirais simplement que deux hobbits viennent de se pointer pour jeter un anneau d'or dans ma chambre. Et qu'à voir leurs têtes, ils ont déjà essayé la cuisine, le salon et la salle de bains avant de trouver la bonne montagne.

(Imaginales 2026, Photo de Damien Didier-Laurent, où j'achève enfin ma fusion avec un fauteuil voltaire )